ROME, Italie — Le Forum mondial de l’alimentation (World Food Forum, WFF) a ouvert ses portes ce 8 octobre 2026 au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Rome, en Italie. Jusqu’au 16 octobre, cette rencontre internationale réunit des acteurs de différents horizons autour d’un objectif commun : accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires pour construire un avenir alimentaire plus durable, inclusif et résilient.
Pendant neuf jours, jeunes leaders, scientifiques, innovateurs, investisseurs et représentants d’organisations internationales se retrouvent pour partager leurs expériences, confronter leurs idées et promouvoir des solutions concrètes face aux défis alimentaires mondiaux. Au cœur des échanges figurent notamment la sécurité alimentaire, l’innovation agricole, l’action climatique et la place des jeunes dans la construction des systèmes alimentaires de demain.
La jeunesse au cœur de l’ouverture
La première journée a été marquée par le lancement du Forum mondial de la jeunesse, l’un des rendez-vous majeurs du programme. Cette initiative met en avant le rôle des jeunes dans la recherche de solutions aux défis agricoles et alimentaires, à un moment où les systèmes agroalimentaires doivent répondre simultanément aux enjeux de productivité, de durabilité environnementale et d’accès à une alimentation suffisante et nutritive.
À travers les discussions et les activités prévues, le Forum entend favoriser l’expression des nouvelles générations, encourager leurs initiatives et renforcer leur participation aux décisions qui façonnent l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation.
La journée d’ouverture a également été ponctuée par la cérémonie officielle du Forum mondial de l’alimentation, qui donne le coup d’envoi d’une semaine de dialogue, de partage d’expériences et de mobilisation internationale.
Les peuples autochtones, acteurs des systèmes alimentaires durables

Autre temps fort de cette ouverture : le Territoire des peuples autochtones, un espace consacré à la mise en valeur de leurs connaissances, de leurs cultures et de leurs contributions aux systèmes alimentaires.
Les peuples autochtones jouent un rôle important dans la préservation de la biodiversité, la gestion durable des ressources naturelles et la transmission des savoirs agricoles traditionnels. Leurs pratiques et leurs connaissances constituent des ressources précieuses pour réfléchir à des modèles de production adaptés aux réalités locales et aux effets du changement climatique.
En leur accordant une place dans les activités du Forum, le WFF met en lumière la nécessité de prendre en compte la diversité des savoirs et des expériences dans la recherche de solutions aux défis alimentaires.
La culture pour célébrer une génération engagée
La première journée s’est également inscrite dans une dynamique culturelle avec un concert d’ouverture consacré à la jeunesse. Ce rendez-vous entend célébrer l’énergie, la créativité et l’engagement d’une génération appelée à jouer un rôle déterminant dans la transformation des systèmes agroalimentaires.
Au-delà de sa dimension festive, cette initiative rappelle que la mobilisation autour de l’alimentation ne repose pas uniquement sur les politiques agricoles, les investissements ou les innovations scientifiques. Elle nécessite aussi une participation citoyenne, des initiatives collectives et l’implication de communautés aux profils et aux expériences variés.
Trois piliers pour transformer les systèmes agroalimentaires
Le programme du WFF 2026 s’articule autour de trois grands piliers : l’Action mondiale des jeunes, le Forum des sciences et de l’innovation, et le Forum d’investissement de l’Initiative Main dans la main.
Le premier vise à renforcer la participation des jeunes et à soutenir leur capacité à proposer des réponses aux défis alimentaires. Le deuxième met l’accent sur la recherche scientifique, les technologies et les innovations susceptibles d’améliorer les systèmes de production, de transformation et de distribution des aliments.
Le troisième, consacré à l’investissement, cherche à favoriser les partenariats et à mobiliser les ressources nécessaires au développement de projets agroalimentaires. Il s’inscrit dans une approche visant à rapprocher les opportunités d’investissement des besoins et du potentiel des territoires.
Durant la semaine, les participants prendront part à des dialogues de haut niveau, des consultations, des laboratoires d’innovation, des concours de présentation de projets, des hackathons, des rencontres entre partenaires et des expositions. Des événements culturels viendront compléter ce programme.
L’ambition est de créer des passerelles entre les idées, les connaissances scientifiques, les initiatives de terrain et les financements, afin de favoriser l’émergence de solutions capables de produire des résultats concrets.
Un rendez-vous international face aux défis alimentaires
Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, les pressions sur les ressources naturelles et les difficultés d’accès à une alimentation suffisante et nutritive, la transformation des systèmes agroalimentaires constitue un enjeu majeur pour la communauté internationale.
Pour la FAO et les partenaires mobilisés dans le cadre du Forum, l’enjeu consiste notamment à encourager la coopération entre les différents acteurs, à soutenir l’innovation et à accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable (ODD).
Le WFF se veut ainsi une plateforme de mobilisation internationale où les initiatives locales peuvent rencontrer des partenaires, où les connaissances scientifiques peuvent contribuer à l’élaboration de nouvelles solutions et où les investissements peuvent soutenir des projets porteurs de changement.
Prévu du 8 au 16 octobre 2026, au siège de la FAO à Rome et en ligne, le Forum mondial de l’alimentation entend faire de cette semaine un espace de convergence entre la jeunesse, la science, l’innovation et l’investissement.
Au-delà des rencontres et des échanges, le défi reste de traduire les engagements en actions concrètes, capables de renforcer la sécurité alimentaire, de soutenir les producteurs et de rendre les systèmes agroalimentaires plus durables et plus résilients, en Afrique comme dans le reste du monde.







